Archive pour la catégorie ‘Général’

Graphistes : publier ou non votre CV sur votre portfolio

Mardi 15 avril 2008

Icone d\'une plume dans un ancrierJe viens de tomber sur un article intéressant signé Positive Space (Anglais) dans lequel Anthony J. Zinni réponds à une question qui lui a été posée : “Doit-on publier son CV sur son portfolio lorsque l’on est graphiste débutant ?”

C’est probablement l’une des questions les moins communes auxquelles j’ai l’habitude de répondre, cependant je pense qu’elle a du sens. C’est une très bonne question car il faut que je lui trouve une réponse définitive. Après y avoir un peu réfléchis, j’ai dégagé quelques questions qui pourraient aider un jeune designer à prendre la bonne décision concernant la publication de son CV.

Quel est le but de ton portfolio ?

Si le but de ton site est de l’utiliser en tant qu’outil pour décrocher un job avec une agence alors mettre ton CV en ligne peut être intéressant. En revanche si tu veux te lancer en freelance, il te sera préférable de mettre plus en avant tes créations que ton CV.

Est ce que ton CV te permet de te démarquer ?

Si, dans ton CV tu as des éléments qui font que tu te démarques réellement des CV “types” de graphistes alors je te conseille vivement de le publier. Si en plus ton CV est bien mis en page et qu’il te sert d’atout, alors l’inclure sera un réel avantage.

Quel est l’impact de ton portfolio et de ton CV ?

Cherche si l’un a plus de poids que l’autre. Si ton CV en jette moins que ton portfolio il n’est pas nécessaire de l’avoir en ligne. Il est très facile pour un recruteur de lire un CV et de tout de suite savoir si quelque chose manque. Il est très difficile de juger son propre travail alors n’hésite pas à le soumettre à l’oeil d’autres professionnels du métier.

Au final, l’objectif est surtout de donner l’impression que tu es quelqu’un de talentueux et de qualifié. Si ton CV ne joue pas en ta faveur il est plus judicieux de ne pas le mettre en ligne. Lorsque tu auras à le montrer à un employeur tu auras plus de poids en le laisser apprécier la qualité de ton travail avant qu’il ne se concentre sur ce qu’il te manque ou non en expérience.

De manière plus globale concernant les CV, je vous recommande d’adapter votre CV au secteur auquel vous faites votre demande. Si vous chercher un boulot ou un stage dans le web et qu’en job d’été vous indiquez “électricien”, le recruteur ne va pas faire de bonds en l’apprenant. Inscrivez job d’été, ça fera l’affaire. En revanche si vous avez eut une expérience qui est susceptible d’interpeler le recruteur, détaillez au maximum toutes les missions qui vous ont été confiées en hésitant pas à “gonfler” les termes. Ce seront toujours des points supplémentaires en votre faveur.

Pour conclure sur ces CV, un CV qui vous servira pour toutes les demandes d’emplois (tous les secteurs d’activités) n’est donc pas un bon CV, il vous faut un CV en adéquation avec la cible que vous visez.

CodartFrance.net Veille

Samedi 12 avril 2008

Bonjour à toutes et à tous, voilà un nouveau blog dédié à ma veille personnelle sur le milieu du multimédia, je couvrirai des domaines allant de l’intégration au développement en passant par le référencement, l’ergonomie, du conceptuel et soyons fous, peut être même du design ! Quoi qu’il en soit je posterai régulièrement ma veille pour vous en faire profiter alors stay stuned! ;)

Julien Dubois.

Méfiez-vous des applications (in)connues.

Lundi 10 mars 2008

Logo GMail, le client de messagerie de GoogleVoici la traduction d’un article que j’ai trouvé via ReadWriteWeb.com traitant d’un problème que j’ai trouvé grave, le piratage d’accès aux boîtes GMail des utilisateurs d’une application destinée à télécharger des documents. Si vous souhaitez lire l’article dans sa version originale, il est tiré de Coding Horror.

 Je cherchais comment faire un backup des données de mon compte GMail vers ma machine car il y avait beaucoup d’informations que je ne souhaitais pas perdre. Pendant mes recherches je suis tombé sur G-Archiver,  cette application semblait convenir à mes attentes, j’ai donc décidé de ne pas passer à côté.

Je me suis rendu compte qu’elle ne répondait pas vraiment à mes attentes mais étant moi-même un développeur j’ai utilisé Reflector pour jeter un oeil au code source. Et là ce que j’ai découvert m’a plutôt choqué. John Terry, le pseudo-createur, avait codé en dur le nom d’utilisateur et le mot de passe de son compte GMail. Très bien, pas la meilleure chose du monde à faire, mais par la suite j’ai découvert qu’à chaque fois qu’un utilisateur ajoute son compte au programme pour sauvegarder ses données, un email contenant son nom d’utilisateur et son mot de passe est automatiquement envoyé dans la boîte mail du créateur de l’application ! Venant juste de m’inscrire, je me suis plutôt senti concerné.

J’ai donc ouvert un navigateur et me suis connecté à son compte GMail avec ses informations. Par chance, cela fonctionnait encore.

Screenshot du compte GMail du créateur

Après avoir atterri sur la boîte de réception,  j’ai vu qu’il y avait 1 777 emails avec les informations de connexion de tous ceux qui avaient utilisé ce logiciel et en haut de la liste des mails, il y avait mes informations de connexion. J’ai décidé d’envoyer tous les mails vers la corbeille et de la vider. J’ai accidentellement changé le mot de passe et je ne me souvient curieusement pas de la question de sécurité, désolé… J’ai également contacté Google pour supprimer ce compte car je n’ai pas trouvé le moyen de le supprimer par moi même.

On peut donc être tenté de remettre en cause toutes ces applications que l’on installe souvent à la va-vite par simple habitude. Il faut donc que vous vous posiez la question de savoir si le site sur lequel vous vous apprêtez à entrer les informations liées à votre compte email pouvant contenir des informations sensibles est réellement un site de confiance, le piratage de compte email pouvant entrainer de lourdes conséquence. (Cf. Le piratage de WebRankInfo).

La société allemande sous surveillance.

Vendredi 29 février 2008

Affiche Statsi 2.0Le pouvoir allemand vient de voter une loi autorisant les agents du gouvernement à infecter les machines des personnes suspectées de terrorisme afin de les placer sur écouter et de surveiller leurs faits et gestes via Internet. On peut certes se réjouir d’une telle nouvelle mais on change très vite d’avis lorsque l’on découvre que la version initiale de la proposition de loi visait à permettre au gouvernement de pénétrer sur les machines des tous les particuliers suspectés de commettre un délit.

Les associations de défense des libertés individuelles se sont félicitées de la décision prise par le tribunal Constitutionnel allemand. C’est le député Wolfgang Schäuble (ici représenté sur l’illustration du billet) qui est le porteur de cette proposition de loi, les mesures que prévoyaient cette loi lui valent le surnom de “Stasi 2.0″ (le Statsi était le service d’espionnage du régime communiste en RDA).

Pensez-vous qu’une telle loi pourrait être votée en France ? Jusqu’où les gouvernements peuvent-ils aller pour “protéger” leurs citoyens ?

Levez les yeux, on vous a à l’oeil

Lundi 25 février 2008

Big Brother vous surveilleSi on vous parle de sécurité, vous aurez machinalement tendance à penser à la caméra de sécurité et à notre ami Big Brother. Pour ceux qui ne connaissent pas Big Brother, c’est un personnage fictif créé par George Orwell dans son livre 1984, il symbolise l’omniprésence de la vidéosurveillance et de la délation. De nos jours la caméra de sécurité est partout, prenons l’exemple d’un trajet très simple de chez soi vers un magasin situé en centre ville. Vous prenez votre voiture et empruntez la route que vous avez l’habitude d’utiliser lorsque vous vous dirigez vers le centre ville.

Radar automatique fixe en franceSur la route vous croisez l’un des 800 radars automatiques fixes qui contrôle que vous n’êtes pas au-delà de la vitesse règlementaire vous continuez ensuite votre chemin, si vous habitez dans une ville importante vous passez peut être alors sous l’œil des caméras des péages urbains (telles que celles de Londres, Oslo, Bergen, Trondheim , Stockholm ou plus récemment Milan) qui enregistrent votre plaque minéralogique et qui s’assurent que vous avez bien payé la taxe vous autorisant à pénétrer au cœur de l’agglomération avec votre véhicule.

Une fois arrivé dans le centre ville vous vous garez dans un parking public, sortez de l’édifice à pied en passant sous les caméras de sécurité du bâtiment et vous dirigez vers le magasin qui vous fait envie. Sur le trajet à pied vous séparant de ce magasin une voix vous sommera de ramasser le mégot que vous venez de jeter insidieusement. Instinctivement vous lèverez la tête pour chercher d’où vient cette voix vous demandant de vous exécuter et vous finirez par découvrir que cette voix qui vient de vous remercier d’avoir ramassé ce mégot sort de ces deux gros hauts parleurs au coin de la rue, directement reliés au centre de surveillance du commissariat.

Caméra de surveillanceEn continuant votre chemin les caméras ont continué de vous surveiller et même s’il n’y avait pas d’opérateur derrière son écran pour s’assurer que vous ne troubliez pas la quiétude de vos concitoyens, ce n’est pas pour autant que vos faits et gestes n’ont pas été analysés, le système SafeZone développé par Keeneo s’est assuré de façon automatique et indépendante que vous n’avez pas pénétré dans une zone interdite, que vous n’avez pas forcé l’entrée d’une boutique, que vous n’avez pas déposé d’objet suspect sous un banc, que vous ne vous êtes pas effondré au sol (le système aurait alors pu avertir un opérateur pour prévenir les secours) bref que votre promenade jusqu’à une première boutique s’est bien déroulée.

Système de vidéo surveillance intelligente

Dans cette première boutique vous ne trouvez pas ce que vous cherchez, vous décidez donc d’emprunter le bus, le métro ou bien un taxi pour vous rendre dans une boutique similaire à l’autre bout de la ville, gardez alors le sourire car quelque soit le moyen de transport, vous serez filmé par respect pour les chauffeurs ou autres usagers dans le cas où l’envie de commettre un délit vous prendrait. Une fois la ville traversée vous voilà rendu dans ce nouveau commerce où bien sûr les agents de sécurité vous guetteront à l’aide de leur système de caméras de surveillance si vous adoptez un comportement qui leur parait suspect.

Ligne de métro

Une fois vos emplettes terminées, vous finissez par rentrer à la maison et vous vous posez ces questions, toute cette surveillance est-elle du voyeurisme ou bien dans mon intérêt ? Ai-je croisé le champ d’autres caméras dont je ne soupçonnais  pas l’existence durant mon escapade ? Allons-nous vers une banalisation de la présence des caméras, enregistrant nos faits et gestes ?

Je vous soumets ces questions et attends vos réponses.